MON CHEMIN, DU PUY EN VELAY à RONCEVAUX...

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MUSCLES

J'ai rencontré quelques problèmes lors de mon mois de marche. Quelques douleurs au bas de la cuisse, au tibia, aux épaules, au pied. Rien de bien grave.

J'ai emmené un tube de gel à base d'Elixir du Suédois (vendu en magasin bio, produits naturels). J'ai eu, dans une vie antérieure, une petite épicerie bio avec quelques produits de ce style et c'est un gel que je vendais très bien, les personnes atteintes de tendinites l'appréciaient beaucoup.

- Douleur au bas de la cuisse : lors de l'étape Varaire-Cahors qui est assez longue, je suis partie très vite -trop vite- dès le départ. Je n'ai pas chauffé les muscles. Résultat, douleur m'obligeant à m'arrêter sur le coup de midi. J'ai mis du gel sur ma douleur, ai laissé mon muscle se reposer au moins 1 heure et suis repartie doucement. J'ai pu continuer mon étape sans que la douleur ne se déclenche à nouveau. Je n'ai plus eu cette douleur de tout mon parcours durant 1 mois.

- Douleur aux épaules : mon sac à dos était mal adapté à ma constitution je pense, trop peu de renforts, mauvais positionnement, j'y gagnais en poids du sac à dos lui-même mais je n'arrivais pas à reporter le poids de ce sac sur mes hanches, donc mes épaules prenaient tout. Heureusement, il n'était pas lourd, environ 8kg (voire 9kg lorsque j'avais plus de nourriture, les week-ends, par exemple). Donc, j'ai bien surveillé le poids du sac et mis du gel sur les épaules souvent le soir. Mais je dirais que c'est vraiment là que le bât à blessé durant 31 jours.

- Douleur sous le pied gauche : due sans doute à la semelle correctrice que j'avais mise dès la première étape et sans y être habituée. J'ai enlevé la semelle, ne l'ai pas remise et ai soigné la douleur le soir même avec mon fameux gel. Le lendemain, je sentais encore un peu le point de douleur mais pas à m'empêcher de marcher. Le surlendemain, plus rien.

- Douleur des muscles devant le tibia (tibiale ou périoste ? je n'y connais pas grand chose), forte douleur qui, si on n'y prend garde, peut vous obliger à arrêter. Lors de mes divers entrainements avant mon départ (entrainements d'une dizaine voire d'une vingtaine de kilomètres sur terrains avec dénivelés) j'en ai souvent souffert. Si je démarrais fort le matin sur un terrain à forte déclivité, aussi bien en descente qu'en montée, j'avais cette douleur qui commençait et qui ne me quittait plus. Ceci me faisait peur et me faisait penser que je ne pourrai pas aller jusqu'au bout de mon pèlerinage. DONC ANGOISSE.

J'ai donc été très très vigilante : démarrage tout doux le matin, chauffage du muscle doucement. Dès que je sentais poindre non pas douleur mais simplement ressenti au niveau de ce muscle sur-tibia, ralentissement, calme, pas plus petits -ne pas tirer sur le muscle- et au fur et à mesure, j'allongeais le pas et j'ai réussi ainsi à aller jusqu'au bout de mes 31 jours de marche et mes 800 km.

Bien évidemment, gel sur mon tibia dans le cas de douleur (soir et matin pour ce cas particulier).

BON, QUE TOUT CECI NE VOUS AFFOLE PAS ...

c'est au début tout ça, après plusieurs étapes, on commence à bien écouter son corps, à répondre à ses demandes, à ses alertes, à corriger automatiquement et après... plus de douleurs, plus de crèmes, plus de massages.

Produits emmenés pour les douleurs :

- Gel musculaire à base d'élixir du Suédois

- 1 tube de paracétamol en 500 mg pour états fébriles et douloureux, sur les conseils avisés des sympathiques accueillants de l'évêché de St Flour. J'ai utilisé 3 comprimés en tout début et puis c'est tout.






Article ajouté le 2008-06-15 , consulté 183 fois

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